Tribune libre
Retour28 mars 2025
Étudiant du Cégep à Joliette - reservationweb@lexismedia.ca
Condamnés par la ministre de l’Habitation
Lettre ouverte
La ministre responsable de l’Habitation a-t-elle perdu la tête ? Ne pas renouveler le programme RénoRégion n’est malheureusement qu’une mauvaise décision de plus pour France-Élaine Duranceau, mais reste probablement l’une de ses décisions les plus absurdes. La fin de RénoRégion condamne les moins fortunés à vivre dans de pires conditions que celles dans lesquelles ils vivent déjà.
Tout d’abord, pour citer Bruno Paradis, ne pas renouveler RénoRégion, « c’est s’attaquer aux plus démunis. » Les personnes bénéficiaires de ce programme font partie des plus pauvres du Québec, on parle d’un salaire combiné de 30 000 $, 30 000 $ ! La ministre pense-t-elle réellement que les 15 millions alloués à ce programme, qui aidait des centaines de familles à garder leur logement, vont venir rééquilibrer son budget ? Et puis, je suppose que ce n’est pas elle qui va devoir aller annoncer aux plus de 1 000 familles en attente que l’aide tant attendue leur est refusée… 1 000 familles qui vont devoir dormir dans une maison avec un toit qui coule ou une fenêtre brisée. C’est une situation extrêmement désolante.
De plus, le coût du programme est ridiculement bas, et le budget de 15 millions peut être vu plus comme un investissement qu’une dépense. Sans l’aide de RénoRégion, plusieurs familles seront incapables de garder leur maison dans un état vivable et seront obligées de s’en départir. Sans habitation, ces familles à faibles revenus seront contraintes d’aller vivre dans des logements sociaux coûtant au gouvernement plus de 400 000 $ par unité à construire, alors que le coût moyen des rénovations dans le programme est de seulement 19 000 $. La ministre pense donc qu’il est préférable de créer de nouveaux logements à 400 000 $ plutôt que d’investir 19 000 $ pour permettre aux plus démunis de conserver leur logement actuel, une décision quelque peu douteuse selon moi.
Il faut cependant voir le bon côté des choses, sa prochaine décision ne pourra pas être pire.
Justin Bérard
Étudiant en science humaines au Cégep régional de Lanaudière à Joliette
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