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L’agriculture en 2009, un acte de foi?

Article mis en ligne le 5 juin 2009 à 14:19
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L’agriculture en 2009, un acte de foi?
L’agriculture en 2009, un acte de foi?
Baisse des revenus agricoles, endettement sans précédent, difficulté à transférer, perte de confiance des consommateurs, montée de la détresse psychologique, resserrement des normes environnementales, voilà quelques-uns des principaux enjeux du monde agricole selon le rapport de la Commission sur l’avenir de l’agriculture et de l’agroalimentaire québécois (CAAAQ). Constat inquiétant, voire alarmant pour la relève agricole du Québec? Dans un tel contexte, choisir de s’établir de nos jours sur une entreprise agricole, est-ce un acte de foi?

Reprendre le flambeau en agriculture n’est certes pas un acte de foi, mais il n’en demeure pas moins que cela ne doit pas se faire les yeux fermés! Le démarrage ou l’établissement de la relève doit être bien planifié et l’entreprise doit bénéficier d’une saine gestion avant, pendant et après. Une étude réalisée par TRAGET Laval en 2008 révèle que les 17 % des jeunes agriculteurs les mieux préparés à leur établissement sont, 5 ans plus tard, les mêmes 17 % qui obtiennent les meilleurs résultats d’entreprise. C’est une donnée qui en dit long…

Par ailleurs, il ne fait pas de doute que la période de mouvances que vit actuellement l’agriculture fera plus que jamais appel à l’esprit d’entreprenariat des producteurs agricoles. « L’une des grandes qualités des entrepreneurs, quel que soit leur domaine d’activité, est leur capacité de gestion » (Source : CAAAQ). Pour être en mesure de faire face à toute cette turbulence, les agriculteurs devront de plus en plus adopter des comportements d’entrepreneurs. Autonomie, capacité de gestion, créativité, prise de risques, responsabilité et solidarité : comment se traduit l’application de ces valeurs dans des décisions techniques, économiques et financières? Quels sont les gestes que pose un entrepreneur?

Eh bien, gérer son entreprise n’est pas la seule clé. Encore faut-il être bien et se sentir valorisé dans le métier que l’on choisit. Avec une image sociale assez peu reluisante, les campagnes qui se dégarnissent d’année en année laissent souvent place à un sentiment d’isolement difficile à vivre pour les agriculteurs qui restent. Sujet très peu abordé jusqu’à maintenant, mais bien présent dans le monde agricole, comment les 8 076 jeunes agriculteurs recensés par la Politique jeunesse en 2008 ressentent-ils cet isolement? Et plus important encore, comment la relève réussit-elle à briser cet isolement?

Et le cédant dans tout cela? Transférer son entreprise ne doit certes pas être un acte de foi. Parce que si l’on veut laisser une chance à la relève, il faut que le cédant puisse quitter dignement et ait les moyens d’une retraite bien méritée. C’est tout un défi de laisser la place à ses enfants sans mettre sa retraite en péril… Le choix de l’agriculture en 2009 n’est certes pas un acte de foi, mais il faut s’y préparer! Ne manquez pas le Colloque gestion et établissement les 2 et 3 novembre 2009. Pour plus d’information, consultez le calendrier du CRAAQ au www.craaq.qc.ca.

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